Première étude mondiale visant à maintenir le cap en matière de réduction d'émissions

Des chercheurs de l'Université du Queensland ont mis au point une méthode simple pour déterminer si les producteurs de combustibles fossiles sont en voie d'atteindre les objectifs mondiaux de réduction des émissions.

Cette méthode a été mise au point à l’issue d'une étude portant sur un échantillon de 20 entités de premier plan appartenant à des investisseurs privés et publics qui consistait à rapprocher les taux d'extraction de combustibles fossiles aux objectifs climatiques mondiaux.

Saphira Rekker, chercheuse à l’école de Commerce de l’Université du Queensland, a déclaré que deux éléments clés de mesure de la lutte contre le changement climatique avaient été en grande partie identifiés: une limite de sécurité pour la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère et un budget carbone résiduel correspondant.

"La combustion des réserves actuelles de combustibles fossiles pourrait pousser les températures moyennes mondiales à plus de 2 ° C d'ici 2050, mais il est difficile de dire comment le budget carbone restant pourrait être raisonnablement réparti entre les différents producteurs de combustibles fossiles", a déclaré Mme Rekker.

Reconnaissant la nécessité de méthodes transparentes de mesure des obligations en matière de changement climatique, les chercheurs ont traduit le budget de combustible fossile global résiduel en une allocation pour combustibles fossiles destinée aux producteurs individuels.

Une indemnité de 40 ans a été fixée pour chacun des 20 producteurs de l'échantillon pour les années 2011 à 2050, sur la base des réserves de combustibles fossiles et des taux de production de 2010. L'étude a démontré que différentes méthodes d'attribution comportaient différents « gagnants et perdants ».

La professeur agrégée Jacquelyn Humphrey, chercheuse à UQ Business School, a déclaré qu’allouer le budget carbone restant était nécessaire pour suivre les performances des producteurs individuels par rapport aux objectifs climatiques mondiaux.

« L’une des difficultés est que les mesures actuelles de la durabilité des entreprises ne correspondent pas nécessairement à des objectifs scientifiques», a déclaré le Dr Humphrey.

La professeure agrégée Kate O’Brien, du département de génie chimique de l’Université du Queensland, a déclaré que la recherche était un exemple de la manière de ramener des indicateurs mondiaux de durabilité à des acteurs individuels de l’économie. 

La recherché est publiée dans Nature Climate Change. (doi: 10.1038/s41558-018-0158-1)




Auteur: Odile Smadja
Date de Publication: 2018-5-10






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